Des personnalités dominicaines expriment de vives préoccupations par rapport au retrait, le 15 octobre 2019, de la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH).

Le départ de la mission onusienne aggraverait les risques de la crise en Haïti, avertit le vice-président de la Force nationale progressiste (FNP), Pelegrin Castillo, rapporte le journal dominicain, Listin Diario, consulté par l’agence en ligne AlterPresse.

Pelegrin Castillo est l’un des nationalistes dominicains, pourfendeurs réguliers, dans les médias dominicains, de la cause haïtienne, sur le territoire voisin d’Haïti.

Cette crise pourrait se transformer en une crise insulaire, susceptible de nuire à la paix et à la stabilité en République Dominicaine et dans la région des Caraïbes, suppute Castillo.

Les autorités dominicaines devraient prendre une position responsable sur la question haïtienne, car la communauté internationale continue de se désengager, estime, de son côté, l’homme d’affaires Lizandro Macarrulla, ancien président de l’Association des industries de la République Dominicaine.

La mesure, concernant le retrait de la Minujusth en Haïti, proposée par la délégation des États-Unis d’Amérique, a été approuvée, récemment, par 13 voix pour et 2 abstentions, dont l’une de la République Dominicaine et l’autre de la Russie.

Cette résolution, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies, proroge pour une dernière période de six mois – 15 avril au 15 octobre 2019 – le mandat de la Minujusth, créée en 2017 pour remplacer la Mission des Nations unies de stabilisation en Haïti (Minustah), qui a passé 13 ans (1er juin 2004 – 15 octobre 2017) dans le pays.

Le Conseil national des migrations et des réfugiés en République Dominicaine (Menamird) fait également part de sa profonde préoccupation face à la décision des Nations unies de retirer la mission actuelle en Haïti, d’après le site Acento.

La situation en Haïti affecte toute la région, en particulier la République Dominicaine, souligne le Menamird, qui qualifie d’ « inopportune » l’annonce des Nations unies, parce que cette décision onusienne interviendrait au fort d’une crise politique et économique sur le territoire voisin de la République Dominicaine.

Le 18 mars 2019, la chambre des députés a largement voté une motion de censure contre le premier ministre Jean Henry Céant (chef de gouvernement en Haïti du 17 septembre 2018 au 18 mars 2019), remplacé, de manière intérimaire, le 21 mars 2019, par Jean-Michel Lapin, qui occupait la fonction de titulaire de la communication.

Le moment n’est pas propice à la sortie de la mission, en raison de la situation d’instabilité politique et sociale, réagit le sociologue dominicain Wilfredo Lozano, cité par le site Espacio de Prensa.

L’abstention de la République Dominicaine, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, a été prudente et correcte, considère Lozano.

Source: AlterPresse

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